II. Configurer Modplug
1/ Configuration requise
Tout dépend de ce que vous voulez faire :
Si vous souhaitez juste faire des .MOD sur 4 channels avec peu de samples 8bits, un 386 peut suffire.
D'expérience, je sais qu'un Pentium 133 équipé de 32 Mo de RAM permet de jouer sans trop de problèmes un module de 32 channels (en ajustant un peu les réglages, bien entendu) sous MPT vanilla, ce qui est amplement suffisant pour débuter.
Si maintenant, vous souhaitez aller au-delà de 32 channels et utiliser quelques effets VST, je ne saurais que trop vous conseiller d'utiliser au minimum un P II (voire un P III, dans la mesure où Modplug utilise maintenant les instructions MMX & SSE) à 400 MHz minimum accompagné de 64 Mo (128 Mo ne seront pas de trop) de RAM et d'un disque dur de grande capacité (la taille importe plus que la vitesse dans la mesure où Modplug ne fait pas de direct to disk).
Modplug nécessite aussi Direct
X 5.0 ou supérieur pour pouvoir fonctionner (sinon, pas de son).
Notez que si vous
possédez DirectX 8.1 ou supérieur, vous aurez
accès à 9 effets tels que l’écho, la
reverb ou encore la distorsion, que vous pourrez utiliser comme des
plug-ins DMO.
Sachez aussi, que plus votre résolution sera élevée, plus vous verrez de channels. 800*600 peut suffire pour des modules de moins de 16 channels. Au delà, je vous conseille fortement de monter à 1024*768 minimum.
Sachez aussi, que plus votre résolution sera élevée, plus vous verrez de channels. 800*600 peut suffire pour des modules de moins de 16 channels. Au delà, je vous conseille fortement de monter à 1024*768 minimum.
Pour entrer vos notes, l'utilisation du clavier est presque confortable, mais si vous possédez un clavier MIDI, rien ne vous empêche de l'utiliser.
Modplug possédant une interface de type Windows, la souris peut se révéler TRES utile, même si vous êtes un adepte des raccourcis clavier.
NB:
Attention, les derniers VST/VSTi peuvent se révéler
être des gouffres à ressources. Un pentium 4 ou athlon64
et
512 Mo, voire 1Go de Ram ne seront vraiment pas de trop si vous comptez
utiliser intensément cette technologie (et encore, les VST
peuvent mettre à genou n'importe quelle configuration si vous en
utilisez trop). Il est aussi à
noter que les dernières versions d'OpenMPT demandent une
résolution d'écran de 1280*960 ou 1280*1024 (voire plus)
pour
être vraiment confortables (au passage, sachez que certains
utilisent MPT en dual screen. Si vous disposez de deux écrans,
faites comme eux : profitez-en).
2/ Installer et configurer Modplug
a) Installation
Je ne vais tout de même pas
paraphraser la doc de modplug. Donc, sachez juste que vous n'avez
qu'à décompresser l'archive MPT.zip dans un
répertoire du genre D:\musique\modplug\traker\tracker
Je vous conseille l'arborescence suivante, libre à vous de la suivre ou pas :
Je vous conseille l'arborescence suivante, libre à vous de la suivre ou pas :
<lettre du disque dur oùvous stockez vos données >:\<répertoireoù vous mettez vos logiciels musicaux > \modplug\
Dans ce répertoire, vous mettrez 2 sous répertoires :
…\player\ -> ce répertoire contiendra le modplug player
…\tracker\ -> ce répertoire contiendra les 4 sous-répertoires suivants:
…\tracker\ -> vous y décompresserez le contenu de MPT.zip
…\instrus\ -> vous y rangerez vos instruments (.xi, etc.)
…\samples\ -> c'est ici que vous mettrez vos samples (.raw, .wav, .smp, etc.)
…\songs\ -> c'est ici que vous enregistrerez vos modules (.mod, .s3m,.xm ou .it)
Si vous utilisez plusieurs logiciels de musique, vous disposez sûrement déjà d'un répertoire contenant vos VST. Il est inutile de copier vos VST dans le répertoire de MPT, nous verrons plus tard comment gérer les VST dans MPT. Si vous ne disposez pas encore de répertoire VST, créez-en un dans le répertoire où vous mettez vos logiciels musicaux. Il peut être intéressant de créer deux sous-répertoires: un pour les VST (effets) et un pour les VSTi (instruments)
NB : L'installation de la CVS peut parfois être différente. Par exemple, la CVS est distribuée sous la forme de l'exécutable MPTrack.exe. Vous n'avez qu'à télécharger ce fichier directement fans votre répertoire tracker. Ceci écrasera l'ancien fichier mptrack.exe et vous aurez ainsi mis à jour modplug (veillez quand même à garder une sauvegarde de l'ancien exécutable, juste au cas où).
Autre chose : méfiez vous des installations multiples!
Par exemple si vous gardez un MPT Vanilla et OpenMPT CVS, les deux écrivent des données dans le .ini alors tentez d'avoir deux installations séparées (notez au passage que depuis la version 1.17.02.41 OpenMPT n'écrit plus dans la base de registres). Il PEUT y avoir quelques conflits. Alors ne faites pas n'importe quoi. Si vous préférez MPT Vanilla, restez sous MPT Vanilla. Si vous voulez utiliser OpenMPT, utilisez OpenMPT. Mais le passage de l'un à l'autre risque de se montrer problématique à la longue. Au menu des petits désagréments : setup à vérifier à chaque fois, etc.
b) Configuration
Les dernières builds d'OpenMPT proposent un panneau de setup plus fourni que dans MPT vanilla. Il convient donc de faire le tour du nouvel engin :
Tout d'abord, sachez que l'écran de setup se lance automatiquement au premier lancement du logiciel, mais vous pouvez rappeler la boite de dialogue de plusieurs manières:
- En cliquant sur ce bouton (disponible dans la barre d'outils):

- En allant dans view > setup
- En effectuant la combinaison Ctrl+F1

Cette boite de dialogue est
composée de plusieurs onglets, que vous pouvez voir au dessus.
Dans l'onglet général, vous trouverez diverses options que je ne détaillerai pas, l'aide contextuelle étant suffisament explicite. Notez toutefois la présence du champ "directories" qui vous permet de définir les chemins vers vos instruments, samples et modules.
Notez que les screenshots du menu contextuel que vous verrez dans ce tuto ont été pris avec l'option "Old style pattern context menu" activée. Lorsque cette fonction est décochée, le menu contextuel (click droit) montre toujours TOUTES les fonctions, les fonctions non utilisables étant grisées, ceci afin de ne pas choquer les débutants qui chercheraient en vain les fonctions. Lorsque l'option est cochée, le menu contextuel n'affiche que les fonctions utilisables. Cela permet aux utilisateurs confirmés d'avoir un menu contextuel plus compact et donc plus efficace.
Voyons maintenant l'onglet "Sound Card" :


Lorsque vous trackez, désactivez tout ce qui se trouve dans le champ "Control". Ces options peuvent se montrer amusantes si vous jouez des modules, mais lorsque vous trackez, vous devez garder à l'esprit que vos auditeurs n'auront peut être pas les mêmes réglages que vous et que ce qui sonne bien chez vous risque d'être affreux chez d'autres. Dans tous les cas, n'activez jamais, mais alors JAMAIS l'Automatic Gain Control lorsque vous trackez. Pourquoi? Simple : l'AGC va diminuer le gain lorsque les passages sont forts et l'augmenter lorsque ces passages sont faibles. La plupart des auditeurs ne l'utilisent pas et lorsqu'ils tombent sur des modules composés sous AGC, ils n'entendent pas grand chose lors des passages faibles et se ramassent une saturation monstrueuse lors des passages forts. En bref, l'AGC, c'est mal.
Dans Sound Quality, vous pouvez sélectionner le resampling. Modplug vous propose différentes qualités de resampling, c'est à dire de lissage de vos samples (ou échantillons sonores). Certains trackers expérimentés vous conseillerons de désactiver le resampling si vous utilisez des samples de bonne qualité (c'est à dire 16 bits avec une fréquence d'échantillonage correcte). Sachant que les dernières builds d'OpenMPT vous proposent de resampler séparément chaque sample, vous pouvez vous permettre de désactiver ici le resampling.
L'onglet Equalizer n'étant pas très difficile à comprendre, passons tout de suite à l'onglet "Keyboard".

Grosse nouveauté apportée par OpenMPT, vous avez maintenant l'occasion de modifier totalement le keymapping de MPT. Cet onglet n'est pas difficile à comprendre. Sachez toutefois que des sites comme MPT-Fr proposent des presets qui vous épargneront de longues minutes de réglages ;)
Pour installer un preset, c'est simple, téléchargez le preset, placez le .mkb dans le répertoire "extraKeymaps" puis sélectionnez le dans MPT en utilisant le bouton load keys.
Deux mots maintenant à propos de l'onglet "Colors" :

Le plus important ici, c'est le highlight, qui facilite la lisibilité des blocs. Pour le beat, il peut être utile de surligner différemment tous les 4 et tous les 8 rows. A vous de juger.
Voyons maintenant l'onglet "MIDI":

Si vous ne disposez pas de clavier (ou autre périphérique) midi, vous pouvez ignorer cet onglet. Sinon, cet onglet sera décrit plus en détails plus loin dans ce tuto.
Terminons avec une autre nouveauté apportée par Open MPT, "l'Auto Save" (ou sauvegarde automatique) :

Cette fonction permet de sauvegarder automatiquement votre track au bout d'une durée prédéfinie. Faites attention à l'option "Keep up to: " qui peut vite polluer votre disque dur. 1 ou 2 backups sont en général suffisants. A noter au passage que les dernières builds d'OpenMPT sont suffisament stables pour que vous vous passiez d'activer cette option. Que vous souhaitiez jouer la prudence ou au contraire que vous évitiez de faire une copie de sauvegarde lors d'un simple playback ne dépend que de vous.
Ca y est! OpenMPT est configuré! Il est temps de passer à l'étape suivante.
Dans l'onglet général, vous trouverez diverses options que je ne détaillerai pas, l'aide contextuelle étant suffisament explicite. Notez toutefois la présence du champ "directories" qui vous permet de définir les chemins vers vos instruments, samples et modules.
Notez que les screenshots du menu contextuel que vous verrez dans ce tuto ont été pris avec l'option "Old style pattern context menu" activée. Lorsque cette fonction est décochée, le menu contextuel (click droit) montre toujours TOUTES les fonctions, les fonctions non utilisables étant grisées, ceci afin de ne pas choquer les débutants qui chercheraient en vain les fonctions. Lorsque l'option est cochée, le menu contextuel n'affiche que les fonctions utilisables. Cela permet aux utilisateurs confirmés d'avoir un menu contextuel plus compact et donc plus efficace.
Voyons maintenant l'onglet "Sound Card" :

C'est ici que vous réglerez
vos paramètres audio. Sound
Device vous propose de sélectionner votre driver son. Si
vous le pouvez, optez plutôt pour un driver ASIO, qui permet une
meilleure latence, et donc une meilleure réactivité du
programme.
Buffer Length vous permet de sélectionner la taille du buffer (ou tampon) audio. La règle est simple: plus le buffer est petit et plus la latence est faible. Plus la latence est faible et moins de temps mettra votre PC à enregistrer les notes que vous entrez. MAIS! Si votre PC n'est pas assez puissant, il ne pourra peut être pas fournir au buffer assez d'informations. Il se produit alors un buffer underrun (ou sous-alimentation de tampon), dont les effets varient entre un simple crachotement et un plantage total de la machine. Vous l'aurez compris, vous devrez régler très finement votre buffer length afin de trouver un bon compromis entre réactivité et protection contre les buffer underruns.
Mixing Quality gère la qualité du son produit par MPT, le 44.1 kHz 16 bits Stereo équivalant à une qualité CD. A vous de choisir les réglages vous convenant le mieux. Attention toutefois aux samples et aux plugins que vous utiliserez par la suite, veillez à la compatibilité de l'ensemble.
Max Polyphony est à mettre au maximum. Il s'agit du nombre de sons joués en même temps. Plus la polyphonie est importante, et plus vous aurez de marge pour jouer de vos instruments, mais plus la charge CPU sera importante.
Pre-Amp amplifie déjà le volume sonore du lecteur de samples de votre module. Nous verrons plus loin que ce paramètre, a priori anodin, peut revêtir une certaine importance. Pas de conseil particulier pour l'instant, en temps normal, veillez juste à avoir un niveau sonore confortable.
Le reste des options est suffisament explicite pour que l'on ne s'y attarde pas.
Passons maintenant à l'onglet Player :
Buffer Length vous permet de sélectionner la taille du buffer (ou tampon) audio. La règle est simple: plus le buffer est petit et plus la latence est faible. Plus la latence est faible et moins de temps mettra votre PC à enregistrer les notes que vous entrez. MAIS! Si votre PC n'est pas assez puissant, il ne pourra peut être pas fournir au buffer assez d'informations. Il se produit alors un buffer underrun (ou sous-alimentation de tampon), dont les effets varient entre un simple crachotement et un plantage total de la machine. Vous l'aurez compris, vous devrez régler très finement votre buffer length afin de trouver un bon compromis entre réactivité et protection contre les buffer underruns.
Mixing Quality gère la qualité du son produit par MPT, le 44.1 kHz 16 bits Stereo équivalant à une qualité CD. A vous de choisir les réglages vous convenant le mieux. Attention toutefois aux samples et aux plugins que vous utiliserez par la suite, veillez à la compatibilité de l'ensemble.
Max Polyphony est à mettre au maximum. Il s'agit du nombre de sons joués en même temps. Plus la polyphonie est importante, et plus vous aurez de marge pour jouer de vos instruments, mais plus la charge CPU sera importante.
Pre-Amp amplifie déjà le volume sonore du lecteur de samples de votre module. Nous verrons plus loin que ce paramètre, a priori anodin, peut revêtir une certaine importance. Pas de conseil particulier pour l'instant, en temps normal, veillez juste à avoir un niveau sonore confortable.
Le reste des options est suffisament explicite pour que l'on ne s'y attarde pas.
Passons maintenant à l'onglet Player :

Lorsque vous trackez, désactivez tout ce qui se trouve dans le champ "Control". Ces options peuvent se montrer amusantes si vous jouez des modules, mais lorsque vous trackez, vous devez garder à l'esprit que vos auditeurs n'auront peut être pas les mêmes réglages que vous et que ce qui sonne bien chez vous risque d'être affreux chez d'autres. Dans tous les cas, n'activez jamais, mais alors JAMAIS l'Automatic Gain Control lorsque vous trackez. Pourquoi? Simple : l'AGC va diminuer le gain lorsque les passages sont forts et l'augmenter lorsque ces passages sont faibles. La plupart des auditeurs ne l'utilisent pas et lorsqu'ils tombent sur des modules composés sous AGC, ils n'entendent pas grand chose lors des passages faibles et se ramassent une saturation monstrueuse lors des passages forts. En bref, l'AGC, c'est mal.
Dans Sound Quality, vous pouvez sélectionner le resampling. Modplug vous propose différentes qualités de resampling, c'est à dire de lissage de vos samples (ou échantillons sonores). Certains trackers expérimentés vous conseillerons de désactiver le resampling si vous utilisez des samples de bonne qualité (c'est à dire 16 bits avec une fréquence d'échantillonage correcte). Sachant que les dernières builds d'OpenMPT vous proposent de resampler séparément chaque sample, vous pouvez vous permettre de désactiver ici le resampling.
L'onglet Equalizer n'étant pas très difficile à comprendre, passons tout de suite à l'onglet "Keyboard".

Grosse nouveauté apportée par OpenMPT, vous avez maintenant l'occasion de modifier totalement le keymapping de MPT. Cet onglet n'est pas difficile à comprendre. Sachez toutefois que des sites comme MPT-Fr proposent des presets qui vous épargneront de longues minutes de réglages ;)
Pour installer un preset, c'est simple, téléchargez le preset, placez le .mkb dans le répertoire "extraKeymaps" puis sélectionnez le dans MPT en utilisant le bouton load keys.
Deux mots maintenant à propos de l'onglet "Colors" :

Le plus important ici, c'est le highlight, qui facilite la lisibilité des blocs. Pour le beat, il peut être utile de surligner différemment tous les 4 et tous les 8 rows. A vous de juger.
Voyons maintenant l'onglet "MIDI":

Si vous ne disposez pas de clavier (ou autre périphérique) midi, vous pouvez ignorer cet onglet. Sinon, cet onglet sera décrit plus en détails plus loin dans ce tuto.
Terminons avec une autre nouveauté apportée par Open MPT, "l'Auto Save" (ou sauvegarde automatique) :

Cette fonction permet de sauvegarder automatiquement votre track au bout d'une durée prédéfinie. Faites attention à l'option "Keep up to: " qui peut vite polluer votre disque dur. 1 ou 2 backups sont en général suffisants. A noter au passage que les dernières builds d'OpenMPT sont suffisament stables pour que vous vous passiez d'activer cette option. Que vous souhaitiez jouer la prudence ou au contraire que vous évitiez de faire une copie de sauvegarde lors d'un simple playback ne dépend que de vous.
Ca y est! OpenMPT est configuré! Il est temps de passer à l'étape suivante.
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